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7éme

SPA Film Festival

Edition 2009


Du 20 au 22 Novembre 2009

Thèmatique: Musique et Cinéma


 

 

 
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Edward aux mains d’argent
Écrit par Vincent Legros   

Samedi 25 novembre 2006 à 13h00 – Petit théâtre du Casino

Edward aux mains d’argent de Tim Burton (USA, 1990, 105 minutes)


Avec Johnny Depp (Edward aux mains d'argent), Winona Ryder (Kim Boggs), Dianne Wiest (Peg Boggs), Anthony Michael Hall (Jim), Kathy Baker (Joyce Monroe), Robert Oliveri (Kevin), O-Lan Jones (Eseralda), Vincent Price (l'inventeur), Alan Arkin (Bill Boggs).Image

Synopsis : À notre époque, à Suburbia, une petite banlieue sans histoires, une représentante Avon (produits cosmétiques) à la recherche de nouveaux clients s'aventure dans le château abandonné qui se trouve près de son quartier. Elle y trouvera, caché du fait de sa timidité, un homme fabriqué de toutes pièces, Edward, seul habitant de l'énorme propriété. Laissé inachevé par celui qui l'a créé, Edward a la particularité de posséder des ciseaux en guise de mains. La représentante prend sous son aile l'homme aux mains d'argent et décide de l'accueillir chez elle. Edward est dès lors confronté à la vie sociale de Suburbia alors qu'il avait vécu jusqu'à présent seul avec son créateur (entre temps décédé), enfermé dans la propriété du château...


Edward aux Mains d'argent est le chef d'œuvre de Tim Burton. Le film le plus poétique des années 90, un pur joyau féerique et ironique. Tim Burton nous transporte dans son imaginaire tourmenté et magnifique. Edward aux Mains d'argent c'est le fils direct de Frankenstein, de Pinocchio et de la Belle et la bête, un être innocent, sensible et pur qui plonge dans l'univers pastel mais médisant de la banlieue américaine. Edward aux Mains d'argent, c'est bien sûr, Tim Burton adolescent, garçon mal dans sa peau et solitaire qui constate avec effroi la médiocrité de l'American Way of life, les ragots et les rumeurs, les petits chiens et les parties de bowling cachant le plus souvent une grande misère de générosité, chacun enviant l'autre, chacun oubliant d'aimer son prochain. Il faut entrer dans le moule, apprendre les bonnes manières, ne pas être différent. Le film est très drôle, le personnage lunaire et décalé d'Edward étant une source de gags visuels imparables. On rit beaucoup donc mais après les rires viennent les larmes lors de l'émouvant final, quand Edward est rejeté par ceux qui l'ont accueilli, quand sa différence fait de lui une bête traquée comme avant lui, King Kong, Frankenstein ou Elephant Man, les êtres différents des contes de fée, mis au ban de la société. Mais ce conte de fée moderne ne serait rien sans la force visuelle de Tim Burton. Le château aux inspirations gothiques, les maisons aux couleurs pastels, les sculptures de glace ou de feuilles créent une ambiance fantastique entre réel et imaginaire. Tourné dans une ville banlieue en Floride, le film paraît hors du temps malgré une esthétique très année 50. La beauté des sculptures rivalise avec les plans sublimes sur les inventions du créateur d'Edward, interprété par le " père" de Tim Burton, Vincent Price. Le château gothique, inquiétant au premier abord, tout comme Edward, cache en réalité un monde merveilleux, féerique. La musique de Danny Elfman, certainement sa plus belle partition, finit de donner cette impression de conte de fée mélancolique au film.Image

En avant-programme : le court métrage d’animation Là-haut de Remi Durin (Belgique, 2005, 5' 06"). Dans un cinéma, lors d’une projection, le pianiste accompagnateur fait son propre film.


Vincent Legros
A propos de l'auteur:
Vincent Legros, né en 1967, est Ingénieur Commercial et Licencié en Marketing International diplômé des Hautes Etudes Commerciales de Liège, et a suivi une spécialisation en Marketing à l’Université d’Alabama (U.S.A.). Passionné dès son plus jeune âge par le 7ème Art, il a animé entre 1983 et 2001 des émissions sur les ondes de diverses radios : Radio Sources, F.H.S., Radio Ciel et Sud Radio. Depuis 1987, il a collaboré à divers périodiques : Première, Hebdolaine, La Vie Spadoise, Challenge, Echos, Le Journal de la Starlette et L’Agenda Culturel de l’U.L.B.. En compagnie de Charles Gardier et Frédéric Lorent, il est à l'origine de la création en 1984 de l’association Cinémaniak, fondée en vue d’assurer la promotion du Cinéma par l'organisation et l’animation d’activités et de manifestations diverses en salles, en maison de jeunes et en vidéoclubs : projections de films, ciné-clubs, mini-festivals, avant-premières, soirées thématiques, jeux, débats et ateliers de réflexion. Dans le cadre du fanzinat, il a conçu et édité sept numéros de la revue MovieZ entre 1987 et 1991 ainsi qu'un essai de 260 pages sur le comédien américain Christopher Walken parue en septembre 1998. Il est le directeur du Spa Film Festival, créé en 2003.
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